La pandémie du Covid19 a déjà emporté de nombreuses vies et impacte fortement nos systèmes de santé. Et c’est au prix de décisions et d’engagements collectifs sans précédents que cette crise sanitaire est progressivement jugulée : confinement de la population, accroissement des capacités hospitalières, mobilisation des équipes de soins.

Sur le plan médical, les enjeux de la gestion du Covid19 sont au moins de deux ordres : la compréhension de la maladie et la mise au point de stratégies thérapeutiques adaptées, et la prise en charge, au quotidien, d’un nombre de patients très important, dans les hôpitaux mais aussi en ville, physiquement ou à distance.

Les adaptations nécessaires pour faire face à ces enjeux font émerger un certain nombre d’innovations. C’est le cas de la télémédecine, ou plutôt de la téléconsultation.

En réalité, la télémédecine ne date pas d’hier ! Aboutie sur le plan technique, elle est largement utilisée par et entre les professionnels de santé, dans le domaine de la radiologie notamment. Mais elle reste encore assez peu connue du grand public malgré la promotion et les encouragements des autorités sanitaires ces dernières années.

La crise du Covid19 apporte indéniablement une nouvelle légitimité et potentiellement un nouvel essor à la téléconsultation. Elle permet d’apporter une réponse rapide aux inquiétudes du patient, elle participe au contrôle des flux de malades devant se rendre à l’hôpital et est utile au suivi des personnes retournant à domicile après une hospitalisation.

Que restera-t-il dans les cabinets de consultation, une fois la crise vaincue, de cette solution technique, à la fois évidente de modernité mais ô combien limitée sur plan clinique et finalement à peine plus élaborée, en termes de « service rendu », qu’un smartphone ?

On en parle !